Pour les amateurs de masculinité tranquille, la nouvelle saison de Reacher sonne le moment où il est à nouveau possible de se gorger de la puissance inexpugnable de son personnage titulaire qui, cette fois-ci, doit infiltrer le crime organisé afin de venger un meurtre atroce qui hante sa mémoire.
La saison démarre sur des chapeaux de roues, alors que Reacher (Alan Ritchson), un ex-militaire, se retrouve dans la merdre après avoir tué un policier qu’il pensait être impliqué dans l’enlèvement d’un jeune homme, Rick Berchtold (Johnny Berchtold), dont le père n’est pourtant qu’un simple marchand de tapis. Quel est donc l’intérêt de ce rapt ?
Tout n’est cependant que faux semblants dans cette nouvelle intrigue, à commencer par la supposée bavure qui ne visait qu’à s’introduire dans la cour rapprochée du père, Zachary Beck (Anthony Michael Hall), dont les affaires florissantes relèvent d’un trafic autrement plus lucratif que la vente de carpettes. En effet, Reacher agit pour le compte de Susan Duffy (Sonya Cassidy), une dure à cuire de de la U.S. Drug Enforcement Administration, qui tente de coincer le magnat du crime, mais également de retrouver une jeune femme qui a infiltré l’organisation et ne donne plus signe de vie depuis plusieurs jours.
Ce qui semblait au départ se limiter à une « simple » histoire de cartel du crime se révèle un véritable nid de vipères contrôlé par un certain Xavier Quinn (Brian Tee), un sociopathe qui se complait à torturer ses victimes et que Reacher croyait avoir éliminé de la surface de la planète. À cette ribambelle de joyeux lurons s’ajoute Paul van Hoven (Olivier Richters) qui, du haut de ses 218 cm (7’2’’), ne rêve que d’écrabouiller la punaise que l’ancien militaire constitue à ses yeux. L’affrontement entre les deux hommes est fascinant à observer, puisqu’il impose un changement de perspective radical par lequel Reacher fait soudainement figure de freluquet. Les épisodes maintiennent un rythme haletant, voire anxiogène, qui nous tient rivés à nos fauteuils.
La série regorge également de répliques savoureuses où les doubles sens sont légion : « Si j’ai envie de pisser, tu vas entrer me tenir la queue ? », « Tu sais ce qu’on dit des hommes aux grands pieds ? Qu’ils ont plus de place dans leur talon pour cacher un téléphone ! » Évidemment, le corps d’Alan Ritchson est toujours admirablement mis en valeur et un épisode nous offre même une très belle scène où il affronte, en slip, une mer déchaînée, nous permettant ainsi de prendre la pleine mesure de son corps massif et bien découpé.
Bien qu’il ne soit pas gai, l’ex-militaire affiche des valeurs très inclusives et, dans plusieurs épisodes de la saison, on remarque une tension dangereuse dans son regard, chaque fois que le mot « fag » (ou tapette en VF) est proféré par un criminel. Au moment d’écrire ces lignes, seuls cinq épisodes sont disponibles, mais on peut espérer que, dans la suite, Reacher enfoncera éventuellement dans la gorge des gangsters leurs écarts de langage. À noter que la série rencontre un tel succès qu’une saison 4 est déjà en cours de production.
INFOS | Les huit épisodes de la saison 3 de Reacher sont disponibles sur PrimeTV, en anglais, et dans deux doublages français, dont un excellent réalisé au Québec.

